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La pandémie a amplifié le phénomène d’épuisement professionnel, autrement appelé burn out. Manque de sommeil, stress intense, surcharge au travail : sans vous en rendre compte, vous pouvez tomber rapidement dans la spirale infernale.
Quels sont les signes avant-coureurs du burn out ?
Comment le prévenir ou le soigner ?

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En France, 480 000 personnes seraient en détresse psychologique au travail. Parmi elles, 7% seraient en burn out. Il a fallu attendre juin 2018 pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) intègre le burn out dans la dernière mise à jour de sa Classification mondiale des maladies (CIM-11). Pourtant, il n’est pas considéré comme une maladie à part entière, mais comme un « phénomène lié au travail », selon la formule employée par l’OMS.

 

Épuisement, indifférence, manque d’accomplissement

Il existe trois dimensions au burn out :

  • Un épuisement professionnel intense

  • Une dépersonnalisation

Vous devenez indifférent(e) à votre travail.

  • La diminution de l’accomplissement professionnel

Vous avez l’impression de ne plus aimer votre travail alors que vous l’aimiez auparavant, vous ne vous sentez plus utile, vous avez perdu le sens de votre métier. Vous traitez vos interlocuteurs comme des dossiers.

C’est un phénomène lent et sournois, les gens ne s’en rendent souvent pas compte.

Des signaux proches de la dépression

De nombreux signes avant-coureurs se manifestent et doivent vous alerter comme :

  1. Des troubles du sommeil ;
  2. Une fatigue intense ;
  3. Des douleurs au niveau du dos et du ventre : ce sont des douleurs psychosomatiques, c’est-à-dire que ces manifestations sont provoquées en partie par notre état psychique ;
  4. Des maux de tête, accompagnés de vertiges ;
  5. Des troubles gastro-intestinaux ;
  6. Des difficultés au niveau émotionnel : un sentiment de tristesse, beaucoup d’irritabilité, une hypersensibilité, de la tension, de l’anxiété, un isolement social au travail (on est en retrait par rapport à ses collègues, on participe moins aux réunions par exemple), un comportement addictif (alcool, drogue ou autre) ;
  7. Des troubles cognitifs : Souvent, les personnes atteintes de burn out s’inquiètent de troubles cognitifs : perte de mémoire, manque de concentration…Mais c’est normal : le cerveau est tellement pris par une charge mentale qui est trop forte, qu’il va faire l’impasse sur d’autres choses. En général, il n’y a aucun problème cognitif derrière.

Les métiers stressants et pénibles plus exposés

Tous ces signes s’approchent de ceux rencontrés lors d’une dépression, mais il est important de distinguer les deux. La dépression va toucher toutes les sphères de vie de la personne, mais le thème central ne sera pas le travail. Alors que dans le burn out, beaucoup continuent à vivre : ils se lèvent le matin, ils vont faire quelque chose dans leur journée.

Tout salarié est aujourd’hui sujet à faire un burn out au cours de sa carrière : l’Institut de veille sanitaire a établi que 480 000 personnes seraient en détresse psychologique au travail. Parmi elles, 7 % seraient en burn out. Les secteurs les plus exposés sont les professionnels de santé, les métiers pénibles où il y a une relation avec l’autre (vendeurs, secrétaires), et les administrations.

Toutes ces cas ont un profil de personnes qui s’investissent beaucoup pour leur métier et qui définissent leur travail comme une majeure partie de leur identité. Pour elles, le télétravail a pu être un facteur aggravant du trouble, puisqu’il n’y a plus de frontières entre le privé et le professionnel, et que la notion d’heures de travail est inexistante.

Les causes sont multifactorielles : cela peut être dû autant à une surcharge importante au travail qu’à une dégradation des conditions d’exercice de son métier ou une trop grande implication personnelle. Il y a également des profils psychologiques plus susceptibles de développer ce genre de dépression, comme les personnes perfectionnistes.

Quand ça craque, il n’y a pas d’autre solution que l’arrêt de travail, une perspective qui horrifie la plupart des victimes de burn out, qui n’ont que le travail dans leur esprit surchargé.

De la prévention en entreprise et de l’accompagnement

Pour éviter à terme d’en arriver à la thérapie, des actions de préventions, de formations et d’accompagnement en entreprises sont nécessaires.
Voici trois axes d’amélioration de la prévention :

  • Identifier les facteurs de risque dans l’entreprise

Il existe six risques psychosociaux reconnus par les autorités sanitaires françaises : les exigences du travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie et les marges de manœuvre, les rapports sociaux et relations de travail, les conflits de valeur, l’insécurité socio-économique.

  • Former les managers

Ce sont eux les premiers acteurs clés qui sont sur le terrain et non la direction, ni les salariés, qui ne voient pas forcément les signaux et qui vont parfois tirer sur la corde.

  • Mettre en place des parcours d’accompagnement en coaching pré burn-out ou post burn-out

Proposer des permanences avec des coachs et des psychologues externes à l’entreprise, seule garantie d’indépendance, de confidentialité et de neutralité par rapport à la hiérarchie.

𝐷𝑜𝑛𝑛𝑒𝑧 𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑣𝑜𝑠 𝐴𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 !

Hortense

Sources : medisite.fr / reference.lesoir.be / lavilab.com / magazine-sante