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La congruence professionnelle, comme réponse à la souffrance au travail !

Sous l’effet des mutations du monde du travail telles que la complexité grandissante des tâches, la réduction des temps de repos, l’individualisation du travail ou encore les exigences accrues de la clientèle, la prise en compte de la souffrance au travail et des risques psychosociaux est devenue incontournable et le sera encore plus demain, avec les transformations sociales et professionnelles liées à la crise sanitaire. Avec l’avènement de l’industrie et l’accroissement des échanges internationaux, le rapport au travail a changé. Il faut faire face aujourd’hui à la concurrence. Les besoins en productivité deviennent énormes. La pression est là et les ressources humaines doivent s’adapter ! Aujourd’hui plus que jamais, dans le contexte sanitaire du covid-19, où les TIC sont au service de la santé et de l’économie. Cette mutation est aujourd’hui la réalité du monde professionnel, avec un changement permanent, rapide, bouillonnant qui continu sa marche en avant et laisse parfois derrière lui des salariés et des organisations désorientés, perplexes face au changement, provoquant des bouleversements dans les relations interpersonnelles et dans les modes de fonctionnement.

Les risques psychosociaux et la souffrance au travail

Les cas de stress dans l’entreprise sont parfois niés ou attribués uniquement à la fragilité ou à l’inadaptation au poste de certains salariés. On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre, ou la perception qu’elle a de ces capacités à pouvoir y répondre.

(1*) Pour compléter la notion de stress au travail, les spécialistes utilisent depuis peu la notion de « risque psychosocial » car elle indique explicitement l’existence de facteurs de stress professionnel pouvant dégrader la santé d’un salarié. Cette notion permet de faire un lien entre une vision organisationnelle et une vision individuelle du stress au travail. Un environnement de travail stressant peut engendrer chez l’individu des problématiques de santé psychologique. Si les approches centrées sur l’individu sont nécessaires pour réduire les conséquences du stress sur l’individu, elles ne modifient pas les causes organisationnelles et managériales. Il est donc important d’avoir une vision claire et globale sur les différents facteurs de risque car c’est leur accumulation et leur fréquence qui nuit à la santé psychologique du salarié.

(1*)Stress et notion de « coping » de Lazarus, et syndrome d’adaptation général de Hans Selye

Les conséquences sur le travail et la santé

Les situations stressantes qui s’installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Le fait d’être débordé sur une courte période est rarement grave. En revanche, au-delà d’un certain temps, propre à chacun, l’état de stress va avoir des répercussions importantes et cumulatives chez l’individu. Il apparaît lorsqu’il y a une surcharge importante de travail. Le salarié se retrouve en incapacité partielle ou totale d’accomplir son travail comme il le faisait auparavant. Un employé confronté au « burn-out » se sent vidé et incapable de se ressourcer. Difficultés de concentration, fatigue récurrente, indifférence par rapport au travail, ces symptômes sont alarmants.

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Aujourd’hui, un salarié sur cinq serait au bord de l’épuisement professionnel(2*)

Selon l’Ipsos (3*) environ 54% des travailleurs Français seraient démotivés ou désengagés par leur travail ; un chiffre qui s’abaisse à 37% au niveau mondial. Les profils « expérimentés » et les jeunes diplômés sont les premières victimes de cette nouvelle torture mentale. A long terme, perte de l’estime de soi, remise en question, déstructuration de la personnalité et dépression sont les maux les plus fréquents.

Les risques psychosociaux désorganisent les entreprises et les collectifs de travail. Ils représentent un coût pour la société dans son ensemble. En raison de ces dysfonctionnements, les risques psychosociaux coûtent cher à l’entreprise, mais également à l’individu, qui voit sa vie personnelle et professionnelle impactée par ses souffrances aussi bien physiques que mentales. De nouvelles pathologies apparaissent sans cesse, accroissant le mal être de certains salariés. De quoi remettre en cause l’organisation du travail et réellement nous interroger sur la notion d’épanouissement et de qualité de vie au travail.

(2*)Etude de l’institut Think pour le cabinet de conseil Great Place To Work , novembre 2014

(3*)Steelcase – IPSOS (2016) L’engagement et l’espace de travail dans le monde, Rapport d’étude Internationale Steelcase

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La Congruence Professionnelle, entre authenticité et cohérence, pour être bien dans son job !

La congruence, c’est montrer un alignement cohérent entre ce que l’on ressent, les actions que l’on mène, les idées que l’on a, les paroles que l’on formule : c’est l’alignement entre ce que l’on est, ce que l’on fait, ce que l’on dit. C’est une démarche interne, qui correspond à nos valeurs, et ce que nous faisons pour satisfaire et défendre ces valeurs. Selon Carl Rogers (1920 – 1987), psychologue humaniste américain à l’origine d’une nouvelle méthode d’approche centrée sur la personne, la congruence décrit une correspondance exacte entre le vécu de l’expérience, sa perception et la façon de communiquer qui en dépend.

La congruence intègre la notion d’authenticité !

De la même manière, la congruence en communication doit nous permettre de nous affirmer et d’être en accord avec ce que nous sommes : « je dis ce que je fais, je fais ce que je dis ». Nul besoin de se cacher derrière un masque ou de fausses qualités, la congruence permet un rayonnement de communication, le charisme par la présence, bien plus efficace que tous les outils de communicants, mais elle implique une réflexion sur soi, une cohérence interne.

Être congruent nous amène donc à être authentique et l’authenticité nous donne de la congruence !

La congruence et l’authenticité permettent aussi l’affirmation de soi. Nous pouvons difficilement nous affirmer si nous ne sommes pas congruents par déficit d’estime de soi et manque d’alignement. Sans authenticité, l’affirmation de soi se fera sans conviction, sans vérité personnelle et il sera bien difficile de conserver une confiance en soi.

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Cohérence et authenticité avec soi-même : être unifié ; le sens et les valeurs

Pour améliorer son rapport au travail ou pour s’engager dans un métier et s’y trouver à sa place, l’individu doit être unifié intérieurement, aligné dans son corps et son esprit, avec ses valeurs et ses besoins. C’est un travail sur l’identité, ce qui fait la nature profonde de l’Homme. Avoir conscience de soi, au travail comme ailleurs, donne de la solidité et de la liberté. C’est s’accepter sans condition, et pouvoir aller explorer le monde. Cela englobe la conscience de son propre corps, de ses sensations, sentiments, pensées, valeurs, de sa place parmi les autres et dans le monde et du sens que l’on veut donner à sa vie.

L’Homme possède deux caractéristiques différentes mais indissociables ; c’est un être matériel, lié au monde par son corps, et un être spirituel, ouvert à la transcendance et à la découverte d’une vérité plus profonde, par son intelligence et son esprit. Être pleinement soi-même en tant qu’être humain est un processus positif, constructif, réaliste et digne de confiance. (4*)La personne humaine est un être intelligent et conscient, capable de réfléchir sur elle-même et donc d’avoir conscience de soi et de ses actes. La conscience de soi, implique la connaissance de soi et intègre la capacité à pouvoir s’accepter avec ses forces et ses faiblesses. C’est aller par-delà les façades que nous nous mettons pour répondre aux exigences du monde extérieur. C’est aussi, arrêter de s’obliger à être ce que le monde voit en nous, à être ce que l’on attend de nous ou à devoir être pour faire plaisir aux autres. Se former, se construire en essayant de plaire à autrui, nous enferme dans un schéma qui ne nous appartient pas et une fois notre liberté retrouvée, un changement de vie s’opère irrémédiablement. Ce refus d’être une entité artificielle, imposée ou définie par l’extérieur, les parents, la culture ou la société, pose la question des valeurs et du sens que l’on donne à sa vie.

(4*)Rogers, C. (2018) Le développement de la personne, 1ere édition 1968, Malakoff : Dunod-InterEditions

Confiance et communication dans les relations interpersonnelles

La congruence, dans la vision de Carl Rogers est, de façon plus large, « l’accord de l’expérience, de la conscience et de la communication » (5*) : je vis une situation, je la ressens, je la conscientise, et je m’exprime en accord avec ce que je pense et ressens. Il s’agit de l’authenticité du verbe et de l’esprit, en accord avec l’environnement et l’évènement vécu. Cette authenticité et cette cohérence entre l’intérieur et l’extérieur, est loin d’être une évidence à mesurer. Pour connaître notre degré de congruence nous avons besoin du retour de l’autre, de son appréciation, comme d’un cadre extérieur de référence pour nous confronter à nos propres contradictions. L’autre, qui est extérieur à moi-même peut, par son discours ou son attitude, m’aider à me réévaluer, à me repositionner. La communication se place souvent dans un contexte de perceptions personnelles, c’est-à-dire qu’elle revêt une part de subjectivité. Parfois nous arrivons à percevoir quand un individu exprime vraiment sa pensée, et quand sa pensée coïncide exactement avec ses sentiments les plus profonds, qu’il s’agisse de colère, de rivalité d’affection ou de solitude. Alors, nous avons le sentiment de savoir exactement qui il est, et où il en est. Mais face à un autre individu, nous avons l’impression qu’il se cache derrière des faux semblants, derrière des masques.

Nous nous demandons ce qu’il pense réellement et nous avons tendance à être sur nos gardes et à nous méfier de lui. Nous n’avons pas confiance en lui ! C’est cette honnêteté avec soi-même et avec les autres que la congruence professionnelle doit pouvoir apporter dans le monde du travail, et au cœur de tout métier, pour favoriser une communication interpersonnelle saine. Permettre aussi à la relation d’aller dans le sens de la croissance, de l’amélioration, de l’ouverture et du développement de chacun, afin d’éviter les processus de défense et de blocage chez l’autre et au sein des organisations.

(5*)Rogers, C. (2018) Le développement de la personne, 1ere édition 1968, Malakoff : Dunod-InterEditions

La liberté de choisir et l’engagement dans le travail

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La Congruence Professionnelle doit amener à « être vraiment soi-même », pour reprendre l’expression du philosophe Danois Soren Kierkegaard, par rapport à son orientation professionnelle et à son engagement dans le travail. Elle favorise la pleine unicité de la personne, pour l’aider à être libre de choisir sa direction, non par un questionnement purement intellectuel mais en éprouvant des comportements et des expériences incertaines, fondatrices de la recherche de ce que la personne veut être ; car c’est dans la volonté que l’Homme est libre ! C’est être en mesure de faire des choix et s’engager dans la vie, dans une orientation notamment professionnelle qui fasse sens.

Combien de situations de souffrance au travail proviennent du manque de sens ou de la perte de sens au travail. Le sentiment d’être utile au monde renforce l’engagement dans le travail et la responsabilité dans ses choix. Plus la cohérence est importante entre la vie professionnelle d’un individu et ses valeurs plus le sentiment de congruence opère, favorisant le bien-être, la responsabilité, l’engagement et le sens que l’on donne à sa vie. Chacun a une responsabilité sociale, et la congruence professionnelle aide à cette prise de conscience, de pouvoir faire un choix et de s’engager dans le travail pour contribuer à donner du sens à sa vie, contribuer à la construction du monde. La congruence professionnelle doit favoriser la recherche du sens profond de la vie, de ses valeurs dans le monde et de la trace qu’on souhaite laisser sur cette terre, et aider au discernement dans les orientations et les aspirations professionnelles. Ce rapport d’authenticité avec soi et le monde, engage l’individu dans son rôle et son métier, et favorise de nouvelles formes de pensées, de nouveaux schémas de créativité.

La Congruence Professionnelle dans le rapport au travail

La Congruence Professionnelle doit pouvoir apporter dans la relation de l’Homme au travail toute sa dignité. Car le travail est une expression essentielle de la personne humaine. Il n’est pas un simple instrument de production, où une valeur exclusivement matérielle, il est profondément humain et c’est l’homme qui en détermine la qualité et la valeur. Le travail doit toujours être orienté vers le sujet qui l’accomplit, car le but du travail doit demeurer toujours l’Homme, c’est-à-dire la réalisation de l’Homme. Si l’on perd de vue cela, le travail perd sa signification la plus vraie et s’oppose à la dignité de l’homme.

Plus que jamais aujourd’hui, travailler, c’est travailler avec les autres et travailler pour les autres, c’est faire quelque chose pour quelqu’un. Les fruits du travail offrent des occasions d’échanges, de rencontres et de relations. Dans son métier, en entreprise ou dans les organisations (familiales, associatives, syndicales…) la congruence doit permettre de construire des relations authentiques et apaisées dans son travail, dans une équipe, et permettre au manager de développer une intelligence émotionnelle à l’égard de ses collaborateurs, de les fédérer autour de valeurs clairement exprimées qui vont donner du sens à leurs actions. Les qualités assertives du manager « résonant » (6*) ou « congruent » vont lui permettre d’exprimer naturellement et de manière positive sa vision et son leadership dans la bienveillance et la confiance partagées, et inspirer une cohérence des objectifs à son équipe. Cette ouverture à une communication interpersonnelle plus fluide et dans le respect de l’identité de chacun aura un impact positif en matière de motivation, d’implication, de mieux-être, et donc de performance.

Dans cette recherche de vérité des échanges et des personnes, d’authenticité et de cohérence, d’unicité et d’intégrité, l’accompagnement en coaching, permet de travailler sur cet alignement et de trouver cette congruence dans le domaine professionnel. C’est une approche que je propose et que je porte chaque jour dans ma pratique et mon exercice professionnel.

La Congruence Professionnelle dans le travail est un vecteur d’authenticité par rapport à soi – même mais aussi par rapport à l’environnement de travail. Elle favorise des relations interpersonnelles saines et constructives, dans la confiance mutuelle. Elle révèle l’être dans toute la beauté de son humanité et élever les relations à un haut niveau de responsabilité éthique et socialement moral, afin de favoriser le respect de l’intégrité de chacun. Je la vois également comme un instrument au service du discernement intellectuel, pour inspirer, au niveau individuel et collectif, des comportements et des choix qui permettent de regarder vers l’avenir avec confiance et espérance, pour encourager le dialogue avec tous ceux qui désirent sincèrement le bien de l’Homme !

(6*)Boyatzis, R. McKee, A. (2006) Les nouveaux défis du leadership, Paris : Village Mondial

Hortense